Le choléra est une maladie transmissible par de l’eau ou des aliments contaminés par une bactérie
contenue dans les selles d’une personne infectée. Cette maladie est souvent asymptomatique, mais
elle peut causer de la diarrhée, parfois grave, qui peut s’accompagner d’une déshydratation.
La meilleure protection contre le choléra réside principalement dans le choix des aliments et
l’approvisionnement en eau potable. On estime le risque d’infection pour les voyageurs qui se
rendent dans une région où la maladie est endémique à 1 ou 2 cas pour 1 million de voyageurs.
Actuellement, il n’y a plus d’exigence internationale concernant le certificat de vaccination contre le
choléra. Le vaccin est donc réservé aux voyageurs pour qui le risque de contracter la maladie sera
jugé très élevé.
DIARRHÉE À ESCHERICHIA COLI ENTÉROTOXINOGÈNE (ETEC)
La diarrhée à ETEC est une des pathologies qui survient le plus fréquemment chez les voyageurs lors
d’un séjour à l’étranger. On estime que de 20 à 40 % des voyageurs qui se rendent dans une région
tropicale ou subtropicale présenteront au moins 1 épisode de diarrhée. Cette fréquence varie en
fonction de plusieurs facteurs, entre autres la destination, la durée du séjour et l’âge. En général,
l’épisode dure de 3 à 5 jours et se résout spontanément, mais l’impact sur la qualité de la vie durant
le voyage peut être important. La bactérie Escherichia coli entérotoxinogène (ETEC) est l’agent
pathogène le plus fréquemment isolé. On le trouve dans de 20 à 40 % des cas de diarrhée des
voyageurs. Au moins 40 % des cas demeurent sans cause précise.
La diarrhée du voyageur est en partie évitable par des mesures d’hygiène et des précautions
alimentaires. Les épisodes de diarrhée se traitent par réhydratation orale. Dans les cas plus graves,
une antibiothérapie empirique contre les agents pathogènes habituellement en cause est généralement
efficace. Puisque la protection conférée par le vaccin contre la diarrhée du voyageur est limitée, les
voyageurs qui choisiront de recevoir ce vaccin ne devront pas négliger l’application des mesures
d’hygiène et des précautions alimentaires.
ENCÉPHALITE EUROPÉENNE À TIQUES
L’encéphalite européenne à tiques est causée par un virus. L’infection se transmet principalement par
la morsure d’une tique. Le virus peut aussi être excrété dans le lait et peut donc être propagé par des
produits laitiers fabriqués à partir de lait non pasteurisé provenant de vaches, de chèvres ou de brebis
infectées.
Le risque pour le voyageur est associé à des séjours fréquents et prolongés en terrain herbeux ou
boisé de certaines régions d’Europe, soit la côte est de la Suède, des régions rurales de Pologne, de la
République tchèque, de la Slovaquie et d’Europe centrale, notamment d’Autriche, d’Allemagne, de
Hongrie et des anciens pays de l’Union soviétique.
Après une période d’incubation variant de 7 à 14 jours, la maladie se manifeste initialement par un
syndrome pseudo-grippal non spécifique (fièvre, douleurs musculaires, mal de tête, malaise) qui dure
environ 1 semaine. Après la résolution de ces premiers symptômes, environ 35 % des personnes
atteintes présenteront, de 1 à 3 jours plus tard, une atteinte du système nerveux central. Les
symptômes de l’encéphalite surviennent brusquement; on observe notamment des tremblements, des
étourdissements et des troubles de la conscience. Environ 20 % des malades souffrent de séquelles
neuropsychiatriques, et de 1 à 5 % d’entre eux décèdent.
Le moyen de prévention le plus important demeure l’application des mesures de protection
personnelle contre les morsures de tiques.
ENCÉPHALITE JAPONAISE
L’encéphalite japonaise est une maladie relativement fréquente en Asie; toutefois, les voyageurs n’en
sont que très rarement atteints.
Il s’agit d’une infection virale du cerveau, transmise à l’humain par la piqûre d’un moustique infecté.
Les moustiques infectés se trouvent principalement dans les régions rurales agricoles (ex. : à
proximité d’une rizière ou d’une ferme d’élevage de porcs). La majorité des infections humaines
passent inaperçues. On estime qu’environ 1 personne infectée sur 200 présente des symptômes.
Cependant, quand la maladie se manifeste, elle donne de la fièvre, un mal de tête et des symptômes
neurologiques. Elle peut entraîner le décès chez de 10 à 25 % des malades et des séquelles
(ex. : épilepsie, paralysie, retard mental) chez de 33 à 50 % des personnes.
Pour le voyageur nord-américain qui se rend en Asie, la probabilité de contracter l’encéphalite
japonaise est inférieure à 1 pour 1 million au cours d’un séjour de courte durée. Cependant, dans le
cas de personnes qui se rendent dans les régions rurales pendant la saison de transmission, le risque
par mois d’exposition peut s’élever jusqu’à 1 pour 5 000 personnes. Il est important d’utiliser des
moyens de prévention contre les piqûres de moustiques.
FIÈVRE JAUNE
La fièvre jaune est causée par un virus transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté. Elle
est présente uniquement dans certains pays d’Afrique, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.
La maladie est de courte durée et de gravité variable. La période d’incubation varie de 3 à 6 jours.
Bien que la maladie puisse être bénigne, des complications graves peuvent survenir. La maladie
débute alors brutalement par de la fièvre, une céphalée, des maux de dos, de la fatigue extrême, des
nausées et des vomissements. Lorsque la maladie progresse (chez environ 15 % des personnes
infectées), on peut noter chez le malade une atteinte rénale et des signes d’hémorragie. Au début de
la maladie, la jaunisse est modérée, puis elle s’accentue. Le décès peut survenir chez près
de 50 % des personnes gravement atteintes.
TYPHOÏDE
La typhoïde est une maladie infectieuse causée par la bactérie Salmonella typhi. La transmission se fait le plus souvent par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des matières fécales d’origine
humaine et, plus rarement, par l’intermédiaire de mains ou d’objets contaminés. Le temps qui
s’écoule entre la contamination et l’apparition des symptômes varie de 1 à 5 semaines, avec une
moyenne de 2 semaines.
Les manifestations de la maladie sont variables et dépendent de la quantité de bactéries ingérées. La
maladie est fréquemment asymptomatique. Les symptômes, s’ils apparaissent, sont les
suivants : fièvre élevée et continue, céphalée, douleurs abdominales, perte d’appétit, constipation
(plus fréquemment que diarrhée), pouls lent, diminution de l’état de conscience et, parfois, éruption
sous forme de taches rosées. Lorsque la maladie est plus grave, le décès survient chez
environ 16 % des personnes non traitées et chez 1 % des personnes recevant un traitement approprié. La personne malade est contagieuse aussi longtemps qu’elle excrète des bactéries dans ses selles,
habituellement à partir de la 1re semaine de la maladie et pendant toute la convalescence. Par la suite, l’excrétion peut persister pendant une période de durée variable, parfois toute la vie. De 2 à 5 % des
personnes atteintes deviennent des porteurs chroniques. La seule façon de déterminer le moment où
la contagion cesse est de faire des cultures bactériologiques des selles à des intervalles réguliers.
INFECTION INVASIVE À MÉNINGOCOQUE
L’infection à méningocoque est causée par la bactérie Neisseria meningitidis. Il existe plusieurs variantes de la bactérie, qui sont appelées sérogroupes (A, B, C, Y, W135). Le méningocoque est une bactérie qui se trouve dans les voies respiratoires d’un grand nombre de personnes. L’infection
se transmet par contact direct avec les sécrétions du nez ou de la gorge d’une personne infectée.
Le méningocoque peut causer des infections graves telles que la méningite et la méningococcémie.
L’infection se manifeste principalement par de la fièvre, qui peut être accompagnée de céphalée, de
nausées, de vomissements et de pétéchies. Des amputations des mains et des pieds sont nécessaires
dans de 10 à 15 % des cas d’infection invasive causée par le sérogroupe C. Même si un traitement
approprié est administré, le décès peut survenir dans de 10 à 15 % des cas d’infection invasive
causée par le sérogroupe C.
Il existe des zones d’endémie ou d’épidémie dans certaines régions du monde (ex. : Afrique
sub-saharienne), et les voyageurs prévoyant s’y rendre peuvent bénéficier de la vaccination. Au
Québec, on trouve surtout le sérogroupe B, contre lequel il n’existe aucun vaccin, et le sérogroupe C,
contre lequel il existe un vaccin administré aux enfants dès l’âge de 12 mois.
ZONA
Il s’agit de la réactivation du virus latent de la varicelle. Au Québec, on estime le nombre annuel
d’épisodes de zona à environ 18 000. L’incidence augmente avec l’âge. Un traitement antiviral du
zona est possible (acyclovir, famciclovir, valacyclovir) et est d’autant plus efficace qu’il est précoce
et peut prévenir également la névralgie post-herpétique (NPH). Une personne atteinte de zona peut,
par contact direct, transmettre la varicelle, mais en aucun cas le zona.
À la suite d’une varicelle, le virus reste latent dans les racines dorsales sensitives des ganglions
nerveux. Sa réactivation, dont la cause exacte reste souvent indéfinie, produit le zona caractérisé par
une éruption unilatérale, douloureuse, vésiculaire, dont la distribution suit la zone d’un dermatome,
d’où le nom de zona. On croit que le déclin progressif de l’immunité contre la varicelle augmente le risque de zona, d’où l’utilisation du vaccin pour stimuler cette immunité. Le zona survient chez de
15 à 30 % des personnes ayant eu la varicelle; cette proportion augmente à 50 % chez les personnes
atteignant l’âge de 85 ans. Une récidive de zona est peu courante, on l’estime à moins de 4 % des
cas.
L’éruption unilatérale touche de 1 à 3 dermatomes et dure en général de 2 à 3 semaines. Elle est
accompagnée d’une douleur souvent importante. Celle-ci peut survenir dès 4 jours avant le rash
(prodrome) et persister même plus de 6 mois après celui-ci. C’est cette phase que l’on nomme
névralgie postherpétique (NPH). Celle-ci survient dans de 25 à 50 % des cas après l’âge de 50 ans, dans plus de 50 % des cas après l’âge de 60 ans et dans 75 % des cas après l’âge de 70 ans.
Des complications telles que cicatrices, surinfection bactérienne, allodynie (sensation de douleur à la
suite d’un stimulus qui ne serait pas douloureux normalement), paralysie de nerfs crâniens ou des
neurones moteurs, pneumonie, encéphalite, atteintes de la vue (conjonctivite, kératite, uvéite), perte
auditive et décès peuvent survenir à la suite du zona.
On ne connaît pas d’autres mesures de prévention du zona que la vaccination.
DIPHTÉRIE
Très rare en Amérique du Nord grâce à la vaccination, la diphtérie est une infection causée par la
toxine de la bactérie Corynebacterium diphteriae. La diphtérie se transmet par contact direct avec les
sécrétions du nez ou de la gorge ou encore par contact avec des lésions cutanées d’une personne
infectée ou porteuse.
La diphtérie est le plus souvent asymptomatique, surtout si la souche en cause est non productrice de
toxine ou lorsque l’infection survient chez une personne adéquatement vaccinée.
La diphtérie respiratoire se manifeste par l’apparition d’une pseudomembrane adhérente localisée sur
les amygdales, l’oropharynx et le nasopharynx. Cela se traduit par un mal de gorge accompagné de
fièvre, de dysphagie, de faiblesse, de malaise et de céphalée. L’extension de la pseudomembrane
peut mener à l’obstruction des voies respiratoires. L’atteinte du larynx, de la trachée et des bronches
entraîne la raucité de la voix, de la toux, du tirage et des difficultés respiratoires. D’autres
complications sont possibles : myocardite et paralysie des nerfs crâniens ou périphériques. Le décès
survient dans de 5 à 10 % des cas de diphtérie respiratoire.
La diphtérie cutanée résulte le plus souvent de la surinfection par la bactérie d’une lésion
préexistante. Un ulcère érythémateux douloureux se développe et se couvre d’une membrane
brunâtre. La diphtérie cutanée est rarement l’objet de complications.
COQUELUCHE
La coqueluche est une infection bactérienne encore très présente de nos jours surtout chez les enfants
âgés de moins de 1 an. Elle se transmet par contact avec les sécrétions provenant du nez ou de la
gorge d’une personne infectée.
La coqueluche évolue en 3 phases. La phase catarrhale se caractérise par quelques jours de malaise,
d’anorexie, de rhinorrhée, de larmoiement et de toux. Au cours de la phase paroxystique qui suit, la
toux devient plus intense et survient par quintes suivies de vomissements, de cyanose ou d’apnée (en
particulier chez le nourrisson). L’inspiration bruyante à la fin d’une quinte ressemble au chant du
coq. La phase de convalescence est celle au cours de laquelle les symptômes s’estompent
graduellement. Au total, la coqueluche dure de 6 à 10 semaines et parfois plus encore.
La coqueluche peut causer une otite, une pneumonie, de l’épistaxis, des pétéchies, des hémorragies
sous-conjonctivales, des convulsions et une encéphalopathie. Le décès survient chez le nourrisson
dans 4 cas pour 1 000.
TÉTANOS
Très rare en Amérique du Nord grâce à la vaccination, le tétanos est une infection causée par la
toxine de la bactérie Clostridium tetani. La spore de la bactérie se trouve partout dans l’environnement. Elle entre dans l’organisme à l’occasion d’une blessure, même mineure,
contaminée par de la terre, de la poussière, de la salive, des selles d’humains ou d’animaux. Le
risque d’infection est plus grand lorsqu’il s’agit d’une blessure pénétrante due, par exemple, à une
morsure, à cause de l’impossibilité de la nettoyer en profondeur.
Le tétanos est une maladie neurologique qui se caractérise par des contractions spasmodiques
douloureuses du muscle masséter (trismus) et des muscles du cou et de la langue. Ces spasmes
causent la grimace persistante (rictus sardonique). Les spasmes s’étendent aux muscles de
l’abdomen, des membres et du dos, causant l’aspect arc-en-ciel ou opisthotonos.
Le tétanos néonatal survient chez les nourrissons nés dans des conditions insalubres, de mères non
adéquatement vaccinées. La vaccination d’une femme enceinte contre le tétanos assure une
protection à l’enfant qu’elle porte par transfert passif de ses anticorps.
Les complications du tétanos sont la fracture de vertèbres ou d’os longs, une cardiomyopathie ou une
pneumonie. Le décès survient dans 10 % des cas, conséquence d’un laryngospasme, d’une
insuffisance respiratoire ou de troubles du rythme cardiaque.
POLIOMYÉLITE
Grâce à la vaccination, cette infection est pratiquement disparue dans la plupart des pays. Elle est
éliminée des Amériques. Puisque le virus est à réservoir humain, il est possible de l’éradiquer de la
planète; c’est ce que vise l’Organisation mondiale de la santé, avec le soutien de tous les pays qui
consacrent des efforts importants pour maintenir les taux de couverture vaccinale élevés.
La poliomyélite est une infection très contagieuse causée par 3 sérotypes de poliovirus qui
s’attaquent au système nerveux central. L’infection se transmet par les sécrétions de la gorge ou les
selles d’une personne infectée, parfois par de l’eau ou des aliments contaminés.
La poliomyélite est asymptomatique chez 95 % des personnes infectées. Elle peut se manifester par
de la fièvre, un malaise, des nausées et des vomissements. Dans moins de 1 % des cas, le virus
s’attaque au système nerveux, causant une paralysie qui peut être permanente.
Les muscles respiratoires, les nerfs crâniens ou ceux du centre cérébral de la respiration sont parfois
touchés, ce qui mène à une insuffisance respiratoire. Le décès survient chez 5 % des personnes qui
doivent être hospitalisées.
INFECTION PAR LE VIRUS DU PAPILLOME HUMAIN (VPH)
Le virus du papillome humain, ou VPH, est l’un des virus les plus répandus dans le monde. Au
Canada, on estime que 70 % de la population sera infectée au moins une fois au cours de sa vie par
ce type de virus. L’infection par le VPH est responsable de l’infection transmissible
sexuellement (ITS) la plus fréquente au Canada. Les taux d’infection les plus élevés se trouvent chez
les personnes âgées de 15 à 29 ans.
Le virus se transmet pendant les relations sexuelles, même sans pénétration. En effet, le VPH peut se
transmettre par contact direct entre la peau ou une muqueuse d’une personne et les organes génitaux
d’une autre personne infectée par le VPH (vagin, vulve, col de l’utérus, pénis, scrotum, anus). Le fait
d’embrasser ou de toucher les organes génitaux d’un partenaire infecté peut éventuellement mener à
la transmission du VPH qui pourrait infecter une autre partie du corps (ex. : bouche, langue, gorge,
larynx). La plupart des personnes infectées par le VPH ne présentent aucun symptôme et peuvent propager le
virus sans le savoir. Il existe de nombreux types de VPH, probablement plus de 100. Certains types causent des verrues vulgaires ou des verrues plantaires. Par contre, plus de 30 types causent des infections anogénitales. Parmi ces derniers, certains peuvent causer des lésions précancéreuses, le cancer du col et d’autres cancers génitaux tels que le cancer du pénis ou de l’anus. On les appelle des types carcinogènes. Les plus fréquents en Amérique du Nord sont les types 16 et 18, qui sont la cause d’environ 70 % des
cancers du col utérin. D’autres types de VPH peuvent causer des verrues génitales (ou condylomes),
tels les types 6 et 11, responsables à eux seuls de plus de 90 % des verrues génitales, mais ils causent
rarement le cancer. Les verrues génitales peuvent être incommodantes et ont un aspect disgracieux
qui suscite la gêne. La plupart des personnes infectées guériront de cette infection. Chez d’autres, surtout lorsqu’il s’agit d’un VPH de type carcinogène comme les types 16 et 18, l’infection peut persister et évoluer
lentement vers des stades de lésions précancéreuses ou cancéreuses si elles ne sont pas dépistées et
traitées. On estime que chaque année au Québec 68 000 femmes devront consulter un spécialiste à la
suite d’un dépistage dont le résultat est anormal, qu’environ 325 femmes auront un cancer du col et
que 80 d’entre elles en mourront. Actuellement, la lutte au cancer du col utérin est essentiellement fondée sur un dépistage par le test de Pap.
INFLUENZA
L’influenza est une infection respiratoire due au virus de l’influenza. Elle sévit en Amérique du
Nord, surtout de décembre à avril, et peut causer des épidémies importantes. Elle se transmet par les
sécrétions du nez ou de la gorge, lors de la toux ou des éternuements, ou par l’intermédiaire des
mains ou des objets contaminés. Elle se manifeste habituellement par une fièvre soudaine, des
frissons, un mal de tête, des courbatures, une toux sèche, une gorge irritée et un malaise généralisé
important qui durent plusieurs jours. Chez l’enfant, l’influenza est plus souvent accompagnée de
nausées, de vomissements et de diarrhée. Chez la personne âgée, la fièvre peut être minime, et
l’influenza peut se manifester par une atteinte de l’état général, des étourdissements, une confusion
ou une prostration. L’influenza évolue habituellement vers la guérison spontanée en l’espace
de 5 à 7 jours, bien que la toux et la fatigue puissent persister 2 semaines ou plus.
L’influenza peut entraîner des conséquences plus graves comme la pneumonie, l’hospitalisation et le
décès. Au Québec, on dénombre annuellement de 1 000 à 1 500 décès liés à l’influenza et à ses
complications. Cela est particulièrement vrai chez les personnes âgées et chez celles ayant des
problèmes de santé chroniques sous-jacents. Plus de 90 % des décès attribuables aux pneumonies et
à l’influenza surviennent chez les personnes âgées de 65 ans ou plus. La mortalité causée par
l’influenza chez les personnes âgées est de 20 à 30 fois plus élevée en présence d’une maladie
chronique sous-jacente. Par ailleurs, on a constaté que les enfants âgés de moins de 2 ans ont un
risque d’être hospitalisés pour une influenza aussi élevé que celui des personnes âgées ou des
personnes ayant des problèmes chroniques de santé. Les femmes enceintes ont également un risque
plus élevé d’être hospitalisées à la suite d’une influenza surtout durant le 3e trimestre.
Il est important de distinguer l’influenza des infections respiratoires banales, comme le rhume, qui
sont sans conséquences.
MALARIA/ PALUDISME
Le paludisme, qui est une affection courante et potentiellement mortelle, représente un risque dans les régions tropicales et subtropicales de plus d’une centaine de pays. On estime à 30 000 le nombre de voyageurs internationaux qui contractent chaque année la maladie.
La fièvre, qui se manifeste une semaine ou plus après l’entrée du voyageur dans une zone à risque et dans les trois mois qui suivent son retour, constitue une urgence médicale nécessitant des examens séance tenante. Un diagnostic rapide, associé au traitement correct de la maladie, peut avoir des conséquences radicales (question de vie ou de mort).
Le paludisme qui frappe les voyageurs peut généralement faire l’objet d’une prévention. Toutes les personnes qui se rendent dans des régions impaludées devraient suivre les principes ABCD
L’ABC de la protection contre le paludisme
A. Avoir conscience du risque, de la période d’incubation et des principaux symptômes.
B. Éviter les piqûres de moustiques, notamment du crépuscule à l’aube.
C. Prendre des antipaludiques (chimioprophylaxie) pour supprimer l’infection, le cas échéant.
D. Consulter immédiatement pour faire établir un diagnostic et définir un traitement en cas de fièvre survenant une semaine ou plus après avoir pénétré dans une zone à risque et dans les trois mois qui suivent le retour.
Références
Protocole d'immunisation du Québec, www.msss.gouv.qc.ca/immunisation/piq.
Organisation mondiale de la santé, www.who.int/fr/